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EGLISE PAROISSIALE xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx De Saint PIERRE et Saint PANTALEONE
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xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Le tableau représente le baptême du Christ probablement du XVII siècle, il était dans l’église de Saint Giovani Decollato de la confraternité homonyme et fut transporté dans ce lieu actuel à la suite de la démolition de cette église. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Les fonds baptismaux dans lesquels fut baptisé Antonio Ghislieri futur pape Pie V. Quand l’entée à l’église paroissiale se faisait du côté des bastions, comme tous les fonds baptismaux, ils étaient dans la première chapelle à gauche en entrant, à la suite du réaménagement de la façade de l’église il se trouve désormais à leur emplacement d’origine dans une position insolite. xxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx La fresque représente une nativité, elle est antérieure aux interventions de réaménagement de la façade. Cependant une restauration récente l’a complètement ruinée. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Le
crucifix était placé sur l’autel de l’église qui était située précisément
dans les prés en bas du village. Fulvio
Cervini de la Surintendance aux Biens Artistiques et Architecturaux pour
le Piémont décrivait ainsi cette œuvre : « Un
grand crucifix inédit (d’autel comme on le présume) aujourd’hui dans
l’église paroissiale de Bosco Marengo reflète en tant qu’exemple la
diffusion aussi vers la plaine d’Alexandrie d’une
typologie expressionniste et longiligne que revendiquent quelques
dizaines de témoins datant environ de 1400à 1460 surtout dans le bas Piémont
vers Cunéo et sur la Riviera
Ligure du Ponant (et on devra
dater le remarquable exemplaire de Bosco aux alentours de la moitié
du XV siècle ou un peu plus), tout à fait comme le crucifix déposé
vers 1966 au Palais Ghiaini à Alexandrie, mais qui provient de Lerma, et
pour ses ornements
affilié à une typologie « ligure » bien connue . Dans
le second volume de l’ « Histoire de Bosco »
P.L.Bruzzone aux pages 155 et156 dit que le crucifix était dit « le
Crucifix de Girolo » et dans les périodes de malheur (sécheresse,
guerre, famine) les habitants avaient recours à ce crucifix. Les
anciens du village, en confirmation, disent qu’il était porté en
procession jusqu’au village pour les rogations et qu’il jouissait
d’une grande vénération. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Cette statue est celle de Saint Pie qui est portée en procession le jour de sa
fête. A l’occasion du troisième centenaire de la mort de Pie V,
en 1872, le Conseil municipal de Bosco Marengo délibéra à propos de l’acquisition d’une statue à porter dans
les processions en échange de l’étendard qui jusqu’alors était
utilisé dans de telles manifestations. Les quatre confraternités du
village qui versèrent une
contribution proportionnelle à leurs revenus participèrent à la dépense,
en plus quelques conseillers furent délégués à la collecte de fonds près
de la population qui y contribua par de nombreux dons. La
réalisation de la statue en bois de tilleul fut confiée au sculpteur génois
Paolo Olivari. Dans les premières années du XX siècle, au dos d’une lithographie
représentant l’étendard qui était porté en procession, un des
membres de la famille du général boschese(
né à Bosco) Bisio notait : « Cette
effigie fut représentée sur un tableau de l’église, sur la corniche même
où était l’étendard qu’on portait en procession à l’occasion de
la fête du Saint avant qu’on ne fasse la statue en bois, statue très
mal faite et ne ressemblant nullement au saint dont on célèbre la fête
chaque année. Sans doute faut-il attribuer cette déception à la petite
dépense et à la grande hâte de la préparer pour la prochaine occasion
du centenaire de la mort du pape à tel point qu’on en vient à douter
que ce ne fut par erreur une
autre statue du sculpteur . Peu
d’années après on suivit un autre centenaire celui de la naissance du
Pape avec très peu d’enthousiasme de la part du Conseil Municipal et de
l’église, celle-ci allant jusqu’à lui dédier
et l’autre une autre plaque avec l’adjonction d’un petit
buste sur la façade de la mairie. Ceci prouve l’esprit de peu de
conciliation entre le clergé et la représentation municipale. » Il est donc probable que dans le village il y aient eu des polémiques sur la qualité de la statue qui effectivement est peu ressemblante à l’iconographie traditionnelle du pape, les nombreuses sollicitations de la commune au sculpteur attestent la hâte pour l’obtention de la statue qui arriva de Gènes peu de jours avant la fête. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx |
BREVE HISTOIRE ET INFORMATIONS xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx L’église de Saint Pierre et Saint Pantaleone fut édifiée au XIII siècle sur les précédentes églises paroissiales qui selon les documents qui en témoignent auraient déjà existé en 945. Initialement construite en style gothique elle a subi au cours des siècles de multiples interventions de restauration et de modification qui ont touché une grande partie de sa structure. De l’époque médiévale il reste le campanile roman à base carrée et les murs latéraux. L’extérieur la façade nord dans laquelle sont enchâssées des pierres offrant des bas-reliefs en partie bien conservés, cependant difficiles à lire à cause de leur situation élevée , est particulièrement intéressante. Des différentes transformations, la plus radicale a sûrement été celle exécutée en 1573, quand le Cardinal Bonelli, arrière –neveu de Pie V, réalisa la volonté manifestée par son oncle le pape quand il était en vie en exécutant d’importants travaux de restructuration et surtout en modifiant l’orientation de l’édifice. L’abside qui se voit sur la façade est sur la place actuelle fut démolie et par la construction de la nouvelle façade on permit l’entrée directement en venant du bourg tandis que la façade originaire s’ouvrait à l’ouest sur les bastions. Toujours au XVI siècle on ajouta au nom de Saint Pierre au Bosco celui de saint Pantaleone en souvenir de l’église hors des remparts, elle aussi paroissiale et détruite au cours d’un siège en 1497. La façade actuelle est redevable à une reconstruction pendant le XIX siècle sur des bases du VI siècle et à une restructuration en style néoroman dans les premières décennies du XX siècle. L’intérieur très lumineux et particulièrement vaste, à trois nefs et onze chapelles, se présente majestueux et solennel. Les seize gros pilastres cruciformes délimitent les nefs, couverte de voûtes d’arêtes, sur les côtés les chapelles latérales, reliées entre elles, sur lesquelles reposent des voûtes bohémiennes. Dans la cinquième chapelle à droite on voit encore les fonds baptismaux de l’église primitive où en 1504 fut baptisé Antonio Ghislieri futur pape Pie V. Toujours à droite dans la seconde chapelle, on peut admirer la pala de 1545 »la Madone avec Saint Antoine et Saint Biagio » d’un peintre inconnu. L’orgue fut commissionné en 1597 au spécialiste de Piacenza Paolo Molenino, alors présent à Bosco pour celui qu’il avait réalisé à l’église de la Santa Croce. Dans la quatrième chapelle se trouve la tombe du dernier des quatre cardinaux de Bosco Pie Tommaso Boggiani né à Bosco Marengo en 1863 et mort à Rome en 1942, Carl Bonelli, Michel Bonelli e Michel Ghislieri. L’autel de Saint Pie v à gauche du maître-autel fut édifié au XVIII siècle après la béatification de 1712. Toute la population de Bosco voulut honorer son propre saint en participant par des offres et une collaboration à l’érection de cette œuvre riche de marbres et de précieux reliquaires. On y voit aussi quelques fresques exécutées au XIX siècle par Francesco Mensi. Au début du XIX siècle la paroisse, après plus de mille ans d’appartenance au diocèse de Tortona, passa au diocèse d’Alessandria. Le Cardinal Pie Tommaso Boggiani fut le promoteur du monument à Saint Pie V situé sur la place devant l’église paroissiale, et qui fut inauguré solennellement en 1936 par le cardinal en personne. La partie en bronze a été entièrement exécutée à Rome et est la copie de l’original en marbre sculpté par Léonard de Sarzana en 1596 qui se trouve au centre du grandiose mausolée en honneur à Pie V dans la basilique Santa Maria Maggiore à Rome où repose le corps du Saint. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxxxxxxxxxx Le tableau sur bois est placé dans la chapelle de la confraternité
de saint Antoine. Le
tableau représente la Madone
à l’enfant, avec Saint Antoine à sa droite, nous ne sommes pas en
mesure d’identifier l’autre Saint. Le Père Della Valle dans son histoire du couvent de Santa
Croce dit que cette œuvre a été acquise par la confraternité de Saint
Antoine en 1575 et l’attribue à Giulio Belli « peintre vénitien »,
peintre sur lequel nous n’avons pas réussi à trouver d’indications,
on tient compte que Della Valle se trompe dans beaucoup
d’attributions de tableaux dans le couvent. On dit qu’il y aurait eu un document sur lequel serait
indiqué le nom de l’auteur, mais celui-ci est perdu. Quelques uns prétendent qu’il serait de l’école des Scrivelli, effectivement le style du tableau pourrait remonter à l’époque et à l’école de ce peintre. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
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xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Le
tableau placé sur l’autel de la chapelle dédiée à Saint Pie V Représente
le miracle du Crucifix qui
tend les pieds. La chapelle a été réalisée en 1784 et le tableau remonte probablement à la même époque. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx La
sculpture représente saint Sébastien, elle provient de l’église de la
confraternité du même nom. La sculpture est exposée dans les temps de la fête de Saint
Sébastien. En confirmation de ce qui se dit « San Bas-cien ra viuleta an men » il y avait une tradition, le jour du Saint, de poser dans sa main un bouquet de violettes (comme on peut l’apercevoir sur la photo), pour respecter la tradition, dans les années trente il y en avait qui allait sur la riviera acheter des violettes. xxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx |